Profession de foi

18 février 2010, 22h49 (Il y a 2 ans)

Quel métier voudriez-vous faire ? Dans l’idéal, que feriez-vous de votre vie ?

Je voudrais être chercheuse. Chercheuse ès vie.

Expérimenter toujours, sans cesse (re)découvrir des choses, dans un apprentissage perpétuel. Passer mon temps à collecter des sensations, des questions, des ressentis, des souvenirs, et les transformer, les réutiliser, les faire sortir sous de nouvelles formes.

Que si un jour j’ai envie d’apprendre l’hébreu ou de passer 43 jours d’affilée à énumérer tout ce qu’on peut faire avec juste un oeuf, ça fasse partie de mes recherches. Que toutes mes expériences de (la) vie soient des recherches. Ce serait un boulot acharné, n’allez pas croire que c’est un rêve de flemmarde.

Un médiateur entre la vie, le quotidien, et l’humain, ses questions existentielles. Une machine à s’inspirer qui moulinerait en continu tout ce qu’on lui donne à voir/entendre/sentir/comprendre.

Philosophe ? Artiste ? Globe-trotter ? … professionnelle : voilà, c’est ça que je veux faire de ma vie. Tout ça. Rien que ça.

Comment conjuguer rêve et réalité ? Je sais bien que ça ne pourrait pas être un métier. L’essentiel d’un métier serait d’être utile à la société. Pourquoi rémunérer une activité inutile à la communauté ? Toute la problématique réside dans le terme « d’utile »…

Serait-ce une preuve d’égocentrisme ? Suis-je égoïste ?

Dans mon monde idéal, on aurait tous le même rapport gourmand à la vie, cette curiosité insatiable de l’humain, ce besoin de toujours chercher. Dans mon monde idéal, notre principale activité serait le partage : on échangerait nos découvertes, on se nourrirait les uns des autres, on en apprendrait tous les jours en construisant un réseau de personnes qui ont des axes de recherches (de vie !) communs. Dans une telle utopie, toute expérience de vie serait donc « utile » à la communauté.

Mon monde idéal est-il si loin de la « vraie vie » ?

Je vous laisse y réfléchir, je vais refaire mon CV pour postuler à Ikéa cet été.

GNU/Linux

11 septembre 2009, 13h05 (Il y a 2 ans)

Je viens de me rendre compte que je communique très peu, sur ce blog, autour d’un sujet qui pourtant me tient à coeur : le Libre. Ne serait-ce que donner un aperçu de ma liste de fils RSS… Il y aurait tant à dire. Ne serait-ce que sur Linux… En même temps si je me lance il sera difficile de s’arrêter !

Je n’ai jamais donné réponse à cette grande question hautement commentée sur tous les blogs de geeks qui se respectent : qu’est-ce qui fait que je préfère GNU/Linux (pour plus de commodités nous dirons Linux, n’en déplaise aux puristes) à Windows ? Et pourquoi Ubuntu plus particulièrement ? Je ne vais pas faire une dissertation, mais voici néanmoins quelques pistes de réponse (non exhaustive, et pas forcément dans cet ordre) :

> La personnalisation : Linux, quelle qu’en soit la distribution [euh… voir wikipedia] me permet d’avoir un système correspondant au mieux à mes attentes, puisque la seule restriction à ma customisation est ma connaissance technique. Ainsi mon système d’exploitation fonctionne comme je le veux, selon MA logique et non celle imposée par une entreprise. Ce qui a pour principal inconvénient que les gens détestent utiliser mon pc qui adopte un comportement parfois… surprenant. :) Nous ne devrions pas être esclaves de la technologie, s’adapter à elle. Ne pas perdre de vue que c’est un outil : si un marteau a un manche trop long, vous pouvez le scier pour le raccourcir. Linux, c’est pareil. Nous n’avons pas tous les mêmes mains, nous n’avons pas tous le même fonctionnement. Vive la diversité !

Ne nous méprenons pas, cet article n’est pas un appel à la conversion en masse ! Linux ne conviendrait pas à tout le monde ! Il y a des personnes qui sont tout à fait windows-minded, d’autres qui seraient plus mac dans le rapport à la technologie… J’appelle en revanche à considérer les alternatives existantes. Pour ne pas être esclave, il faut avoir fait un choix. Et choisir ne peut se faire qu’en connaissance des autres possibilités. Tout le monde devrait pouvoir tout essayer. Mais ce choix doit prendre en compte d’autres éléments que le fonctionnement…

> La philosophie : je vais essayer de faire le plus court possible. J’ai lu, je ne sais plus où, un discours de mon maître spirituel, le barbu Richard Stallman, dans lequel il comparait le logiciel libre et la cuisine. Un exemple qui m’a parlé, forcément :P Calquons la tarte sur le modèle du logiciel libre. Vous avez une super recette de votre grand-mère. Vous êtes libres de partager cette recette avec qui vous voulez (la mettre sur marmiton.org ou sur votre blog ^^), y apporter toutes les modifications que vous voulez puis la redistribuer à volonté. Sur le modèle du logiciel propriétaire, vous n’avez pas accès à la recette, vous payez une tarte déjà faite et, que la tarte soit excellente ou immonde, vous ne pourrez pas la refaire, l’améliorer à votre goût, filer la recette à vos amis. C’est verrouillé, c’est “privateur” (dirait maître RMS) Donc, en résumé, voici les “libertés fondamentales” du logiciel libre selon la Free Software Foundation :

  • Liberté 0 : La liberté d’exécuter le programme — pour tous les usages ;
  • Liberté 1 : La liberté d’étudier le fonctionnement du programme — ce qui suppose l’accès au code source ;
  • Liberté 2 : La liberté de redistribuer des copies — ce qui comprend la liberté de vendre des copies ;
  • Liberté 3 : La liberté d’améliorer le programme et de publier ses améliorations — ce qui suppose, là encore, l’accès au code source.

> Ce qui m’amène au point suivant : la communauté. C’est un point capital lorsque vous passez du côté du Libre :) En effet, les linuxiens sont des humanistes -à mon sens, et en généralisant bien sûr-. Ils entretiennent la philosophie précédemment exposée (Linux est-il communiste ? C’est un débat.), se battent (ou trollent ^^) pour des idéaux (utopistes ? Possible. J’en suis.) C’est un grand réseau d’entraide, et ce n’est pas que virtuel : on voit fleurir ça et là des “clubs” de linuxiens, des rendez-vous du libre, on les voit même présents aux grands événementiels (salons, foires, fête de l’Huma… euh, ahem oui, ça fait communiste dit comme ça ^^) En bref, lorsque vous débarquez dans le grand inconnu qu’est le monde libre, vous trouverez toujours quelqu’un -sur les forums, sur les chats- pour répondre à vos questions, aussi bêtes soient-elles, aussi pointues soient-elles. Mais vous aurez la présence d’esprit de RTFM [Read the fucking manual (littéralement : « Lire le foutu manuel »)] avant de poser vos questions, car la communauté a rédigé des pages et des pages de documentation on-ne-peut-plus-utile. Un petit tour sur La Doc d’Ubuntu-fr et vous trouverez certainement de quoi vous guider.

> La sécurité : Pas de virus, pas de trojans, pas de petits logiciels qui viennent vous espionner… Quand il y a un bug ou de mauvaises intentions (?!) dans un logiciel, étant donné que son code source est ouvert à tout le monde, tout le monde peut le voir, c’est donc corrigé dans un laps de temps infime comparé au temps nécessaire aux systèmes propriétaires pour qu’ils sortent des correctifs ou des mises à jour (quand ils le font !)

> La simplicité : bon là, je vais me faire taper sur les doigts. Nombre de personnes voient Linux comme un système tout sauf simple. Et pourtant je vous l’assure, quand on n’a aucune expérience de l’ordinateur, une distribution dite “accessible” (user-friendly) comme Ubuntu est bien plus simple qu’un Windows !!! Et si on est capable de se débarrasser facilement de ses habitudes windowsiennes, le passage à Linux est une véritable bouffée d’air. Un exemple ? Je cherche un logiciel pour lire ma bibliothèque musicale :

  • Ubuntu : Applications > Ajouter/Supprimer des programmes*> Rechercher : lecteur audio > Je choisis un lecteur dans la liste des programmes décrits > Un clic sur Installer. Mot de passe, et hop, c’est fait. Ubuntu me proposera de mettre à jour automatiquement le programme à chaque fois que les mainteneurs publieront des mises à jour. So easy.
  • Windows : Lancer Internet Explorer (célemal, sapusépalibre, Firefox célebien) > aller sur Google > Rechercher > “télécharger lecteur audio” > Choisir un site dans ceux proposés (un clic) > Choisir un logiciel dans ceux proposés (plusieurs clics) > Télécharger > Aller chercher le .exe (sur le bureau ?) > Double-clic pour installer (puis plein de clics “Suivant”, “Accepter les conditions d’utilisations”…) > Supprimer les fichiers d’installation, après > Ah mince, c’est la version Vista, je suis sous XP, je retourne télécharger un autre > Ah zut, mon antivirus me signale un spyware, je retourne en télécharger un autre > Cool ça marche > 30j plus tard : ah mince c’était un shareware, il faut payer pour continuer à l’utiliser… Je caricature, des fois ça se passe bien après l’installation. Mais ce sera rarement la dernière version, et s’il y a un bug tant que vous n’allez pas vous-même télécharger une mise à jour sur internet (recommencer la manip) ce ne sera pas corrigé.

*oui, il y a “Ajouter/Supprimer des programmes sous windows” mais… Essayez donc d’installer un programme avec :P

Et si vous êtes un-e vrai-e geek, au bout d’un moment, sans vous en rendre compte sous Linux vous vous retrouverez à installer des logiciels en un seul clic. Oui, oui. Dans mon cas : clic sur l’icône du terminal, taper “installe-moi exaile firefox blender” (je dis n’importe quoi, c’est pour l’exemple) mot de passe et hop je me retrouve avec Exaile (lecteur audio), Firefox (en réalité déjà installé bien sur) et Blender (logiciel création 3D) Un seul clic. Magique.

Je pourrais trouver encore bien d’autres raisons : la gratuité bien sûr, l’optimisation, les aspects écologie, altermondialisme, anticapitalisme (?), antimonopoles… Si vous êtes intéressés pour tester ou juste pour en savoir plus, je vous conseille le site de sebsauvage (généraliste et accessible) ainsi que celui de la communauté française de la distribution Ubuntu (distro conseillée aux débutants.)

J’espère trouver le temps (et la motivation !) nécessaire à la rédaction d’autres billets dans le même esprit, concernant [la culture du] [le logiciel] [la philosophie du] [les licences] Libre[s], mais aussi l’actualité politique tournant autour de ces sujets -n’étant pas une spécialiste de la grippe A ni de la crise économique :]- (ah oui, ne pas oublier de parler du parti pirate !) ainsi que ma philosophie (super, une utopie en 48 pages :P)
Force m’est de constater que la présentation de mon blog n’est pas franchement adaptée à ces longs articles. Vais-je remanier le design ou scinder, encore une fois, mon espace d’expression ?

Pour finir sur une touche plus légère après ce lourd pavé, voici une page de la désencyclopédie traitant de Linux avec beaucoup de dérision ^^

Existence : level up

11 juin 2009, 4h05 (Il y a 2 ans)

Mercredi 10 juin, 17h33


I need a break. J’ai perdu des heures sur mon code, à m’adcharner sur une erreur ridicule. Le code ne pardonne pas, c’est une logique à part entière. Je pense en php, en conditions et en variables… Et si j’allais au jardin public, voir un peu de verdure ? Il ne fait pas tellement beau. Je vais marcher plutôt, me perdre un peu si j’y arrive. Tiens, voilà, rue Goya, je ne connais pas.

Rien d’intéressant. Je passe devant une sorte de local associatif. La porte est grande ouverte, laissant apercevoir un vieux monsieur penché sur des papiers. En grand, sur la vitrine, il est écrit :

GARB : Groupe des Aphasiques de la Région de Bordeaux

Aphasiques. Je connais ce mot. Qu’est-ce que ça peut bien être ? Une religion ? Je ne sais pas pourquoi, ça me fait penser aux anciens combattants…

J’arrive au bout de la rue. Et puis merde, je vais lui demander, après tout la porte était ouverte, ça va lui prendre deux secondes à me répondre. Excusez-moi… (il lève la tête)

- Ça veut dire quoi, aphasique ?

- Ah ça… Aphasique c’est l’âme… trouble…extrême onction*… accident cardio-vasculaire…

Je ne comprends pas grand chose à ce qu’il baragouine. Il parle bizarrement. Sénile ? Il n’en a pas l’air. Je ne tarde pas à comprendre que j’ai en fait droit à la fois à l’explication et à la démonstration.

Il m’invite à prendre un siège et me tend des brochures, sans s’arrêter de parler. Il cherche ses mots. Il fait des efforts pour s’exprimer, j’en fais pour le comprendre. Un mode de conversation s’installe. Il m’explique leur association : 30 membres ayant des troubles plus ou moins importants du langage et/ou de la compréhension, qui se battent pour être inclus dans la société malgré leur handicap. Il a l’air d’avoir un grand besoin de parler.

Les ateliers, chorale, dessin, écriture, avec des orthophonistes. Les permanences, tous les mercredis de 14h à 17h. Je regarde la pendule derrière lui. Il remarque l’heure et dit qu’il remplissait des papiers pour l’association, mais d’habitude il ferme à 17h. Même les papiers, il a du mal. Tu sais, il ne faut pas que j’écrive n’importe quoi. La société est faite de normes, on attend de toi que tu rentres dans la norme. Mais faut pas se faire avoir par le système. On se bat pour avoir une place aujourd’hui.

C’est un beau combat. Je dis ça en rassemblant les papiers qu’il m’a donné. Ça sonne un peu sec, malgré le sourire. J’ai du pain sur la planche quand même…

La vie est un combat. Ceux qui se mêlent de philosopher, s’exercent à mourir.**

Ça sonne comme un mot de passe. Une seconde de blanc me laissant le temps de remettre un nom sur la citation : Platon. Ok, tu as gagné, l’ancêtre, je reste. Deux questions me viennent, je choisis la plus concrète :

- Vous êtes philosophe ?

- Philosophe ? En profession ? Ça ne veut rien dire ! C’est pas parce que t’écris des bouquins ou que t’es prof à la fac, que tu lis de Platon à… Comment il s’appelle, celui dont on parle tout le temps depuis 68 ? Bernard hi…

- Bernard Henri-Levy ? (Pourquoi depuis 68 ? Faudra que je regarde ça)

- Oui c’est ça, c’est pas parce que tu lis Bernard Henri Levy que tu es philosophe.

- Oui, enfin…

- Oui, enfin. Tout le monde peut philosopher.

- Être philosophe, je pense, c’est s’arrêter et se poser des questions.

- Et on retourne à Platon ! Le sentiment d’étonnement, le propre du philosophe… C’est mon auteur préféré.

Il n’en faut pas plus pour le lancer. Vu de l’extérieur notre échange doit sembler étrange. Ça me convient tout à fait : je fais les questions, et lui les réponses. Malgré le sujet la discussion est loin d’être scolaire. A cause du handicap, probablement, il va droit à son idée, ne s’encombre pas d’un formalisme de théoricien. Il est efficace et précis. J’aime. Pas trop de problème de compréhension en fait, on est sur la même longueur d’ondes. Je perds un peu des bouts de phrase de temps  en temps mais ça reste rattrapable.

Il repart sur la norme sociale. Et les ombres de la caverne.

On est ce qu’on croit être - y’en a qui disent. Je crois pas.

Le système. Faut pas se laisser enfermer. La société est basée sur le paraître. Inconsciemment, on obéit toujours à des codes sociaux, on rentre dans des normes. On est loin de ce qu’on est réellement.

- Oui, mais c’est confortable aussi, ce système. C’est rassurant, on n’a pas envie d’en sortir. Et puis, est-ce qu’on peut seulement être soi-même ? Dès l’instant qu’on est en société…

- C’est vrai qu’être soi-même implique forcément se marginaliser. Non, non, on peut réussir à faire les deux. Comme… Un exemple concret… Comme…

- Un artiste ?

- C’est ce que je cherchais ! Voilà, l’artiste, quand il crée, dans son atelier, il est. Il est, tout seul. Et après, il est quand même dans la société. Quand il vend ! Avec la vente il rentre dans la norme, avec l’apparence, son image, et puis l’argent. L’argent, c’est une condition pour être dans le système social.

On en arrive -je ne sais comment- au domaine de l’imaginaire. Un historien doit pas écrire de conneries. Tandis que le roman, là, pfuit ! Ce qu’on veut ! Liberté.

Si jamais un jour tu écris ton autobiographie. (là je me dis que, puisque je vais être centenaire, ça pourrait bien m’arriver) Moi je n’ai jamais publié. Mais tiens, il y a quelques mois je suis allé à… comment déjà ? A Sainte-Croix…

- L’Escale du Livre ? J’y étais. [incroyable, je dois vraiment faire de la télépathie pour établir ce genre de communication !]

- C’est ça ! J’y étais aussi. J’ai fait un test, j’ai parlé avec un éditeur, je lui ai dit que j’écrivais une autobiographie. Il m’a arrêté tout de suite, « je ne le publierai jamais » Tu penses, si j’avais été Michel Sardou. Mais des monsieur-tout-le-monde, des gens comme toi ou moi ça les intéresse pas.

- Ce n’est pas commercial. Pourtant je suis sure que la vie de certains tout-le-monde est bien plus intéressante que la vie de Sardou.

Notre échange continue encore un peu, puis il regarde l’heure. Tu m’excuses ? Il commence à ranger ses papiers. Je me dirige vers la sortie, mais il me retient verbalement. Ce que je fais à la fac ? Arts plastiques. Il sourit. C’est à Bordeaux 3 ? Les arts, les lettres… Si j’avais fait des études, j’aurais bien aimé être prof…

- de quoi ?

- de lettres. Mais comme je suis, avec mon handicap, je ne peux pas.

- C’est dommage, vous auriez pu. Vous êtes un bon orateur. (Je trouve le choix de mes mots très maladroit. Ce type a du mal à s’exprimer, pourtant il n’a qu’une envie, c’est de parler.)

- Et puis, même, je ne pourrais pas. Dans un amphi, avec, devant, 50, des étudiants, tu es jugé en permanence. Dès qu’il y a le moindre… la… un trait pas droit, hop. Je ne pourrais pas. Il faut être au top, il faut toujours être parfait.

- Au top, et dans la norme…

Ce clin d’oeil me permet de mettre un terme à la conversation. Non pas que je sois pressée, mais lui, si, et il n’aurait jamais clos la discussion. Faut dire que ça a du lui faire du bien, notre petite heure de causette. Cette échange m’a fait un bien fou aussi. Un vitalisme, un clin d’oeil qui me dit hey n’oublie pas de regarder le chemin ! Ce type a un morceau de ce que je cherche…

Heidegger a dit : « la métaphysique est de fond en comble platonique.» J’ai trouvé mon Platon des temps modernes, et il est aphasique.

A la prochaine, Patrice !

Existence : level up.

* je jure que c’est ce que j’ai compris sur le moment. En recollant les morceaux, il semblerait qu’il parlait plutôt de troubles de l’expression. (et pour l’âme… la maladie ?)

** bon en fait je ne suis plus très sure, pour la citation, mais l’essentiel est là.