Livres augmentés

27 novembre 2010, 19h34 (Il y a 1 an)

À propos de présentations numériques de livres, j’aimerais vous présenter le travail de Camille Scherrer, qui propose une extension virtuelle à son livre. On pourrait qualifier l’ensemble de “livre augmenté”, puisque c’est une application des techniques de réalité augmentée sur un objet livre. En cherchant un peu sur les moteurs de recherche, on tombe facilement sur l’oeuvre de Marius Hügli et Martin Kovacovsky, Jekill und Hyde (un classique revisité), similaire mais qui va plus loin dans l’interactivité.

Je vous laisse donc découvrir la présentation de Jekill und Hyde (le plus intéressant est à la fin de la vidéo) :

Et celle du Monde des Montagnes, de Camille Scherrer1, que je trouve personnellement plus poétique (vous trouverez une meilleure vidéo et une démonstration de son premier livre augmenté, The Haunted Book, sur son site) :

Nous sommes ici à mi-chemin entre le livre numérique et le livre tangible. L’objet et le programme ne se contentent pas de coexister ; le deuxième dépend du premier. Ce sont les gestes que nous avons sur l’objet physique qui agissent sur le multimédia.

“We always wanted to design a book with AR, because it is a nice way to combine analog feeling with digital content.” 2 (M.Kovakovsky)

Cependant, la présence de l’écran se fait gênante. On est invités à regarder le moniteur alors qu’on tient un beau livre dans les mains…

On constate aussi une certaine uniformité esthétique dans les trois ouvrages : ombres qui passent par-dessus les pages, éléments qui s’ajoutent aux images du livre, jeux d’ombres… Est-ce dû à la technologie employée ? Je me suis donc documentée sur le plan technique, et il se trouve que les trois sont fabriqués avec le même logiciel, Unifeye Design.3 Pourtant, de la bouche du créateur même, la technologie est voulue le plus transparente possible :

“But still it [Augmented Reality] is just a tool which should be used cleverly, and not get more attention than the main content. Too Many AR project we know are more a demonstration of technology than giving benefits to a product.” 4 (M.Kovakovsky)

Vos avis ?

1 Pour aller plus loin, voir l’interview de Camille Scherrer sur le site de Télérama
2
et 3 Voir l’interview de Martin Kovakovsky (en) sur le site augmented-reality.fr
4Unifeye Design, Software by Metaio // notez au passage la licence à 3000€, qui laisse supposer qu’ils sont probablement en situation de monopole…

Octombulation

3 novembre 2010, 15h31 (Il y a 1 an)

Pour rester sur mes découvertes du Salon Light#7, voici une présentation d’une publication plutôt originale, L’Octombule.

Ce journal se présente sur un format “poster” (A2 ?) pour le moins inhabituel - certes pas le plus pratique pour lire dans le métro aux heures de pointe. Pourquoi ce mode de publication ? On pourrait penser aux affichages municipaux d’un autre temps, appels et autres actualités collés aux murs dans le bourg. Et ce serait une bonne piste. En effet, l’esprit “village”, c’est l’essence même de ce journal : la rédaction est collaborative et plus ou moins locale, la distribution se fait à la criée et le prix au chapeau. La diversité des auteurs à la démographie expansive et des styles de textes hétérogènes (de la proposition d’ordre mathématique à l’écriture poétique truffée de jeux de mots) font de L’Octombule une aventure humaine avant tout.

Si le contenu est principalement littéraire, la forme n’en est pas délaissée pour autant - bien au contraire, même. A chaque numéro correspond un thème (“10”, la girafe, le rire…) suivi aussi bien par les textes que par le graphisme. La mise en page s’adapte à chaque fois, avec quelques trouvailles bien senties. Je suis complètement fan du numéro sur le thème du labyrinthe, qui ne se lit que par transparence :


Octombule #9 recto, par transparence // Octombule #9 verso, opaque

Octombule dont le nom est d’ailleurs tiré de celui d’Octon, fief rural du territoire des Vaillergues, situé quelque part entre Béziers et les Cévennes. Ça vous éclaire ?

Alors je devrais peut-être vous parler de l’Attribut des Vaillergues. Késako ? “Une association loi 1901 dont l’objet est d’animer et de développer la vie sociale et culturelle du territoire des Vaillergues et au delà”, nous dit le site officiel. Une présentation simple et honnête de cette petite tribu de créateurs sans prétentions, créateurs de lien social et/ou créateurs artistiques, en tout cas philanthropes. Utopistes ? Surement, un peu : il y a quelque chose d’idéal dans cette description du village d’artistes solidaires à la vie rythmée par l’accordéon, les puces d’art et le cri des girafes en terre rouge :)

Quoi qu’il en soit, nous avons là à n’en point douter une revue d’artiste(s), aussi bien par sa démarche que par sa réalisation.

Filez lire le journal de minuit et des poussières
(les numéros épuisés sont consultables en ligne)

Rien d’important

23 octobre 2010, 20h28 (Il y a 1 an)

Qui n’a pas connu les méandres labyrinthiques des administrations et leurs traitements maupiteux de nos dossiers ?
Qui ne s’est jamais vu réduit à un simple code, sauvagement astreint à des cases inappropriées, aux appellations avilissantes ?
Qui n’a jamais entendu ces doux mots “Veuillez patienter, un conseiller va prendre votre appel” ?

J’aimerais vous présenter Rien d’important, mon coup de coeur numéro 1 du salon des micro-éditeurs de la publication d’artiste (Salon Light#7)


Credit Y.Maïm *cc-by-nc-sa*

Rien d’important est la revanche grinçante d’une jeune artiste, Yaël Maïm, contre ces fameuses absurdités administratives et autre traitements attaquant la dignité humaine. Fiction nourrie d’éléments autobiographiques, l’histoire part de son vécu et se réapproprie les attributs paperassiens de son ennemi juré - le “burophile”, ce pervers du feuillet. L’artiste nous livre une nouvelle au traitement graphique intéressant, où se mêlent un texte plein d’ironie, des dessins flirtant du côté du surréalisme et des fiches de déclarations revisitées à la main. Du journal intime au livre d’artiste.


Plongez dans ces histoires administraffectives : Rien d’important


Note : Les créations de Yaël Maïm sont mises à disposition sous un contrat Creative Commons, choix qui est bien la preuve d’une position réfléchie sur un travail d’artiste, et pour moi un gage de qualité ! Visitez donc le bureau des Affaires Administraffectives (son blog), pendant que vous y êtes, y’a bon :-)


PS : Si vous n’avez pas encore déclaré votre trimensualisation auprès de l’AGRIFEOIFFD ou de la Caisse Nationale des SNEF, nous vous prions de vous conformer à la circulaire B.471 et de nous renvoyer votre dossier dûment complété avant le 23 octobre 2010 (cachet de la poste faisant foi) - aucun duplicata ne sera délivré. Passez une bonne journée et transmettez nos amitiés à votre belle-mère.

*Note dedicated to Bagatel :)*


Bonus : Ce billet ne peut se clore autrement que par un extrait approprié des 12 travaux d’Asterix…


Les 12 Travaux - Caricature administration

14 octobre 2010, 11h32 (Il y a 1 an)
Opening photos by emanuel mathias www.emanuelmathias.com
Skaal et OSEF exposés à Istanbul !

Du 15 septembre au 15 octobre 2010, exposition de fanzines/graphzines du monde entier (+ de 200 participants) Photos et vidéo de l’expo sur le tumblr evenmymumcanmakeabook
annem bile bir kitap yapabilir // even my mum can make a book chez Manzara Perspectives (Istanbul, Turkey)

Opening photos by emanuel mathias www.emanuelmathias.com

Skaal et OSEF exposés à Istanbul !

Du 15 septembre au 15 octobre 2010, exposition de fanzines/graphzines du monde entier (+ de 200 participants) Photos et vidéo de l’expo sur le tumblr evenmymumcanmakeabook

annem bile bir kitap yapabilir // even my mum can make a book chez Manzara Perspectives (Istanbul, Turkey)

Reprendre le service

6 octobre 2010, 11h21 (Il y a 1 an)

Alors ça y est, le design est refait : c’est peut-être pas le top du webdiz-sa-reum mais au moins c’est moi que je l’ai codé. Et je n’ai plus d’excuse pour ne pas poster ! (ah mais si c’était absolument né-ces-saire de tout refaire : dès qu’un texte était un peu long c’était illisible et puis bon le contraste noir/blanc ça pique les yeux et en plus tout le monde avait le même alors…)

Après une interruption inopinée des programmes pendant trois bons mois, le blog reprend enfin du service. Et j’ai plein de trucs à partager !

PS : j’ai quand même passé deux jours dessus ; se lancer dans une refonte totale, c’est un sacré bon moyen de réviser son CSS :) A ce propos, je conseille à toute personne ayant du mal avec le positionnement en CSS les articles du (très bon) site alsacreations.

Tags :  #blog  #Css  #lien

Morceaux Agiles, le retour

27 juin 2010, 15h05 (Il y a 1 an)

Comme très justement souligné par ma soeur (la “grande”), ce n’est pas parce que je n’ai plus de scanner que je ne pouvais pas publier le lien des photos de notre soirée performances “Morceaux Agiles donnent les minutes par terre” (la mystérieuse soirée où j’ai repassé des sacs plastiques, pour ceux qui suivent)

Je n’ai toujours pas récupéré ni photo ni vidéo, d’ailleurs, alors que ça “capturait” pas mal ce soir-là… Avis à la population !

L’album photo (via Arts en Fac) (photos by David Mauzat)

PS : je n’ai pas encore publié une seule page de mon dernier carnet de croquis en date / j’ai une quinzaine de posts “brouillons” en attente de rédaction. Le problème de non-mises à jour vient de mon incapacité à livrer quelque chose d’abouti (et, quand même, de mon scanner en panne…)

9 mars 2010, 11h52 (Il y a 2 ans)

Je suis revenue de Stockholm… Mais j’y serais bien restée quelques semaines de plus !

J’ai ramené beaucoup beaucoup de photos. Voici une petite sélection, vous pouvez en voir plus sur l’album photo (désolée pour la qualité de certaines images, il a fallut les compresser pour que ça passe…) Retouchées pour la plupart (niveaux).

La prochaine fois je trouve quelqu’un pour me prêter un reflex, c’est quand même frustrant de ne pas pouvoir contrôler ses images ! Croyez-moi, ce n’est pas à la hauteur de ce que nos yeux ont vu…

12 février 2010, 0h11 (Il y a 2 ans)

Découverte d’un spot peu ordinaire sur Bordeaux : la Caserne Niel, laissée à l’abandon, zone immense bien connue des graffeurs.

Un petit tour sur l’album photo ? (il y en a beaucoup plus, mais non retouchées, pas le temps !)

Des nouvelles du front

13 janvier 2010, 20h08 (Il y a 2 ans)

Bientôt, ici, tout plein de trucs !!!

En ce moment c’est charette sur charette, avec partiels et nuits blanches en prime >< Donc bientôt il va y avoir un arrivage de projets, images et dossiers, c’est cool non ?

En attendant je vous laisse avec mon dossier de socio (100 Sexes d’artistes : Par delà la polémique) Le dossier est pas top (genre, 5 pages torchées, et 25 d’annexes ho ho ho) mais par contre l’oeuvre est sympa, je vous encourage à aller voir sur le site de Jacques Charlier pour tenter le quizz’art (identifier à quel artiste correspond chaque caricature… ah ah, pas si facile !) Alors, combien ? :)

PS : merci Alivia pour issuu, c’est super c’truc :)

10 janvier 2010, 0h57 (Il y a 2 ans)

Hey Bonus ! - Octet

Un clip signé Camille Henrot, une jeune artiste (qui fait partie de mon dossier d’option !) qui rejoint direct ma boîte à inspiration :)

1 janvier 2010, 16h24 (Il y a 2 ans)

>> OSEF numer0.2

Le troisième et dernier opus de notre journal, OSEF, est en ligne.

Ce numéro est un peu spécial, hors-série sans qu’il n’y ait eu de série. Nous [les 11 collaborateurs oseffiens] nous sommes laissés emporter par une même musique et avons réunis nos différente interprétations. Je vous invite à consulter ce numér0.2 en cliquant sur le titre de ce post - la musique se déclenchera automatiquement au bout de quelques secondes.

Bon “par-chevauchage” !

1 janvier 2010, 13h58 (Il y a 2 ans)

>> Copier c'est voler

Encore un article du Framablog.

Il est juste ahurissant de constater qu’il est interdit de faire des croquis voir même de prendre des notes dans bon nombre de musées américains ! Je recommande chaudement la lecture de cet article… (cliquer sur le titre pour lire)

“Inventer en toute chose, c’est vouloir mourir à petit feu ; copier, c’est vivre.” [Balzac]

Tags :  #Framablog  #art  #libre  #lien  #loi  #LIRE
16 décembre 2009, 12h01 (Il y a 2 ans)

>> Ecrits de S. Barron

Articles de recherches théoriques sur des problématiques et des artistes contemporains par Stephan Barron (artiste et “savant”, inventeur du diablement intéressant néologisme de “technoromantisme”)

(cliquez sur le titre pour visiter le lien)

20 septembre 2009, 15h45 (Il y a 2 ans)
Negative Space Illustrations (via Fubiz) - illustrations minimalistes astucieuses de Noma Bar.

Negative Space Illustrations (via Fubiz) - illustrations minimalistes astucieuses de Noma Bar.

GNU/Linux

11 septembre 2009, 13h05 (Il y a 2 ans)

Je viens de me rendre compte que je communique très peu, sur ce blog, autour d’un sujet qui pourtant me tient à coeur : le Libre. Ne serait-ce que donner un aperçu de ma liste de fils RSS… Il y aurait tant à dire. Ne serait-ce que sur Linux… En même temps si je me lance il sera difficile de s’arrêter !

Je n’ai jamais donné réponse à cette grande question hautement commentée sur tous les blogs de geeks qui se respectent : qu’est-ce qui fait que je préfère GNU/Linux (pour plus de commodités nous dirons Linux, n’en déplaise aux puristes) à Windows ? Et pourquoi Ubuntu plus particulièrement ? Je ne vais pas faire une dissertation, mais voici néanmoins quelques pistes de réponse (non exhaustive, et pas forcément dans cet ordre) :

> La personnalisation : Linux, quelle qu’en soit la distribution [euh… voir wikipedia] me permet d’avoir un système correspondant au mieux à mes attentes, puisque la seule restriction à ma customisation est ma connaissance technique. Ainsi mon système d’exploitation fonctionne comme je le veux, selon MA logique et non celle imposée par une entreprise. Ce qui a pour principal inconvénient que les gens détestent utiliser mon pc qui adopte un comportement parfois… surprenant. :) Nous ne devrions pas être esclaves de la technologie, s’adapter à elle. Ne pas perdre de vue que c’est un outil : si un marteau a un manche trop long, vous pouvez le scier pour le raccourcir. Linux, c’est pareil. Nous n’avons pas tous les mêmes mains, nous n’avons pas tous le même fonctionnement. Vive la diversité !

Ne nous méprenons pas, cet article n’est pas un appel à la conversion en masse ! Linux ne conviendrait pas à tout le monde ! Il y a des personnes qui sont tout à fait windows-minded, d’autres qui seraient plus mac dans le rapport à la technologie… J’appelle en revanche à considérer les alternatives existantes. Pour ne pas être esclave, il faut avoir fait un choix. Et choisir ne peut se faire qu’en connaissance des autres possibilités. Tout le monde devrait pouvoir tout essayer. Mais ce choix doit prendre en compte d’autres éléments que le fonctionnement…

> La philosophie : je vais essayer de faire le plus court possible. J’ai lu, je ne sais plus où, un discours de mon maître spirituel, le barbu Richard Stallman, dans lequel il comparait le logiciel libre et la cuisine. Un exemple qui m’a parlé, forcément :P Calquons la tarte sur le modèle du logiciel libre. Vous avez une super recette de votre grand-mère. Vous êtes libres de partager cette recette avec qui vous voulez (la mettre sur marmiton.org ou sur votre blog ^^), y apporter toutes les modifications que vous voulez puis la redistribuer à volonté. Sur le modèle du logiciel propriétaire, vous n’avez pas accès à la recette, vous payez une tarte déjà faite et, que la tarte soit excellente ou immonde, vous ne pourrez pas la refaire, l’améliorer à votre goût, filer la recette à vos amis. C’est verrouillé, c’est “privateur” (dirait maître RMS) Donc, en résumé, voici les “libertés fondamentales” du logiciel libre selon la Free Software Foundation :

  • Liberté 0 : La liberté d’exécuter le programme — pour tous les usages ;
  • Liberté 1 : La liberté d’étudier le fonctionnement du programme — ce qui suppose l’accès au code source ;
  • Liberté 2 : La liberté de redistribuer des copies — ce qui comprend la liberté de vendre des copies ;
  • Liberté 3 : La liberté d’améliorer le programme et de publier ses améliorations — ce qui suppose, là encore, l’accès au code source.

> Ce qui m’amène au point suivant : la communauté. C’est un point capital lorsque vous passez du côté du Libre :) En effet, les linuxiens sont des humanistes -à mon sens, et en généralisant bien sûr-. Ils entretiennent la philosophie précédemment exposée (Linux est-il communiste ? C’est un débat.), se battent (ou trollent ^^) pour des idéaux (utopistes ? Possible. J’en suis.) C’est un grand réseau d’entraide, et ce n’est pas que virtuel : on voit fleurir ça et là des “clubs” de linuxiens, des rendez-vous du libre, on les voit même présents aux grands événementiels (salons, foires, fête de l’Huma… euh, ahem oui, ça fait communiste dit comme ça ^^) En bref, lorsque vous débarquez dans le grand inconnu qu’est le monde libre, vous trouverez toujours quelqu’un -sur les forums, sur les chats- pour répondre à vos questions, aussi bêtes soient-elles, aussi pointues soient-elles. Mais vous aurez la présence d’esprit de RTFM [Read the fucking manual (littéralement : « Lire le foutu manuel »)] avant de poser vos questions, car la communauté a rédigé des pages et des pages de documentation on-ne-peut-plus-utile. Un petit tour sur La Doc d’Ubuntu-fr et vous trouverez certainement de quoi vous guider.

> La sécurité : Pas de virus, pas de trojans, pas de petits logiciels qui viennent vous espionner… Quand il y a un bug ou de mauvaises intentions (?!) dans un logiciel, étant donné que son code source est ouvert à tout le monde, tout le monde peut le voir, c’est donc corrigé dans un laps de temps infime comparé au temps nécessaire aux systèmes propriétaires pour qu’ils sortent des correctifs ou des mises à jour (quand ils le font !)

> La simplicité : bon là, je vais me faire taper sur les doigts. Nombre de personnes voient Linux comme un système tout sauf simple. Et pourtant je vous l’assure, quand on n’a aucune expérience de l’ordinateur, une distribution dite “accessible” (user-friendly) comme Ubuntu est bien plus simple qu’un Windows !!! Et si on est capable de se débarrasser facilement de ses habitudes windowsiennes, le passage à Linux est une véritable bouffée d’air. Un exemple ? Je cherche un logiciel pour lire ma bibliothèque musicale :

  • Ubuntu : Applications > Ajouter/Supprimer des programmes*> Rechercher : lecteur audio > Je choisis un lecteur dans la liste des programmes décrits > Un clic sur Installer. Mot de passe, et hop, c’est fait. Ubuntu me proposera de mettre à jour automatiquement le programme à chaque fois que les mainteneurs publieront des mises à jour. So easy.
  • Windows : Lancer Internet Explorer (célemal, sapusépalibre, Firefox célebien) > aller sur Google > Rechercher > “télécharger lecteur audio” > Choisir un site dans ceux proposés (un clic) > Choisir un logiciel dans ceux proposés (plusieurs clics) > Télécharger > Aller chercher le .exe (sur le bureau ?) > Double-clic pour installer (puis plein de clics “Suivant”, “Accepter les conditions d’utilisations”…) > Supprimer les fichiers d’installation, après > Ah mince, c’est la version Vista, je suis sous XP, je retourne télécharger un autre > Ah zut, mon antivirus me signale un spyware, je retourne en télécharger un autre > Cool ça marche > 30j plus tard : ah mince c’était un shareware, il faut payer pour continuer à l’utiliser… Je caricature, des fois ça se passe bien après l’installation. Mais ce sera rarement la dernière version, et s’il y a un bug tant que vous n’allez pas vous-même télécharger une mise à jour sur internet (recommencer la manip) ce ne sera pas corrigé.

*oui, il y a “Ajouter/Supprimer des programmes sous windows” mais… Essayez donc d’installer un programme avec :P

Et si vous êtes un-e vrai-e geek, au bout d’un moment, sans vous en rendre compte sous Linux vous vous retrouverez à installer des logiciels en un seul clic. Oui, oui. Dans mon cas : clic sur l’icône du terminal, taper “installe-moi exaile firefox blender” (je dis n’importe quoi, c’est pour l’exemple) mot de passe et hop je me retrouve avec Exaile (lecteur audio), Firefox (en réalité déjà installé bien sur) et Blender (logiciel création 3D) Un seul clic. Magique.

Je pourrais trouver encore bien d’autres raisons : la gratuité bien sûr, l’optimisation, les aspects écologie, altermondialisme, anticapitalisme (?), antimonopoles… Si vous êtes intéressés pour tester ou juste pour en savoir plus, je vous conseille le site de sebsauvage (généraliste et accessible) ainsi que celui de la communauté française de la distribution Ubuntu (distro conseillée aux débutants.)

J’espère trouver le temps (et la motivation !) nécessaire à la rédaction d’autres billets dans le même esprit, concernant [la culture du] [le logiciel] [la philosophie du] [les licences] Libre[s], mais aussi l’actualité politique tournant autour de ces sujets -n’étant pas une spécialiste de la grippe A ni de la crise économique :]- (ah oui, ne pas oublier de parler du parti pirate !) ainsi que ma philosophie (super, une utopie en 48 pages :P)
Force m’est de constater que la présentation de mon blog n’est pas franchement adaptée à ces longs articles. Vais-je remanier le design ou scinder, encore une fois, mon espace d’expression ?

Pour finir sur une touche plus légère après ce lourd pavé, voici une page de la désencyclopédie traitant de Linux avec beaucoup de dérision ^^